Superposition du Site

Vœux d’entreprise: quels virages créatifs à venir

Les messages de vœux ont quitté la carte figée pour devenir un moment stratégique du récit de marque. L’expérimentation, déjà visible dans des initiatives comme Tendances futures des messages de vœux créatifs pour les entreprises, a ouvert une brèche: créativité utile, mesure fine, sobriété assumée. Reste à comprendre où la tension entre efficacité et émotion poussera réellement le format.

Pourquoi les vœux d’entreprise entrent dans une ère narrative ?

Le vœu ne clôt plus l’année, il l’ouvre comme un prologue. Ce basculement transforme un “rituel obligatoire” en scène de marque, brève mais décisive, où s’installent ton, valeurs et promesses d’actions.

Le constat s’impose dans les directions marketing: quand la concurrence parle fort toute l’année, la courte fenêtre des vœux obtient une attention rare et presque bienveillante. Elle tolère une émotions sincère, admet la fantaisie maîtrisée, et autorise une distance juste avec le discours commercial. Les équipes qui ont compris cette singularité traitent désormais le vœu comme un chapitre autonome du brand content, avec un arc narratif propre. Une accroche claire, une signature sonore ou visuelle, une promesse concrète – même modeste – suffisent à faire levier. À l’écran, une animation soignée ou une mise en scène d’équipes ancre l’humanité de la marque; en texte, quelques images nettes, une métaphore contrôlée, bannissent la langue de bois. Cette bascule vers le récit impose une cohérence avec les autres prises de parole: si le vœu est dissonant, il sonne faux; s’il répète, il s’efface. L’enjeu devient l’exact point d’équilibre.

Le vœu comme mini‑plateforme de marque

Un bon vœu condense l’ADN de la marque en une micro‑expérience. Il réunit logo vivant, typographies, voix off, sons, icônes d’usage comme un kit réduit mais cohérent.

Cette condensation oblige à hiérarchiser. Les chartes lourdes se plient, les codes superflus tombent. Un système de design des vœux s’installe: variations de formats, grilles d’animation, micro‑interactions, règles de colorimétrie nocturne ou claire. La musique devient identitaire, non illustrative; le rythme soutient la phrase clé plutôt que la noyer. Certaines équipes fixent une grammaire des transitions pour éviter l’effet “générique d’agence”. En sortie, l’écosystème gagne un point d’ancrage récurrent, reconnu même sans logo. Comme un parfum discret, la signature mémorielle s’installe par récurrence, année après année, et prépare la reconnaissance spontanée.

Des émotions retenues, mais sincères

La tonalité qui s’impose marie chaleur et précision. Le lyrisme déborde rarement; la justesse prime, soutenue par des images concrètes et une promesse vérifiable.

Le lecteur professionnel perçoit aussitôt les surpromesses. Le registre gagnant compose avec des marqueurs simples: remerciement circonstancié, perspective sur un enjeu commun, mise en avant d’une utilité tangible. Inutile d’ouvrir toutes les fenêtres du grand récit RSE si aucun geste ne suit en janvier. À l’inverse, annoncer la mise en ligne d’une bibliothèque d’outils ouverts ou d’un micro‑fonds de formation signe une intention solide. Cette sobriété émotionnelle n’empêche pas la poésie: une métaphore cadrée éclaire, une phrase courte respire après un développement ample, un silence visualisé par un plan fixe donne du poids. L’émotion, ici, se mesure à la capacité à rester longtemps en mémoire, pas au volume sonore.

Quels formats s’annoncent dominants pour les prochains millésimes ?

Vidéo courte, animation typographique, audio‑snack et expériences interactives gagnent du terrain. Chacun répond à une logique d’attention et de contexte d’usage précis.

Le format n’est plus une question d’outil, mais de situation. Instantané mobile, réunion Teams, fil LinkedIn, newsletter sobre: chaque lieu appelle son écriture. La vidéo verticale de 12 à 20 secondes, taillée pour la fluidité, embarque un slogan et trois temps visuels; l’animation typographique réhabilite la force d’une phrase sans images encombrantes; l’audio‑snack, inséré dans une note interne, offre une voix humaine qui crée la proximité. L’interactivité légère, via un générateur de cartes personnalisées, convertit la bonne intention en geste partagé. Les formats complexes ne gagnent que s’ils servent une idée simple. L’empilement de technologies fascine un instant puis fatigue. La question devient: quel format porte au mieux la phrase qui compte?

Vidéos courtes pilotées par la donnée

Des gabarits animés adaptatifs permettent de décliner des milliers de variations. La personnalisation reste visible mais discrète pour éviter l’effet gadget.

Les moteurs de rendu automatisé créent désormais des vidéos paramétrées par secteur, langue, fuseau, voire par historique de collaboration. Le nom du destinataire n’envahit pas l’écran; un clin d’œil localisé, une référence métier, une interjection sonore modulée suffisent. Les équipes conservent un “master craft” supervisé par un directeur de création, garant du tempo, des silences, de l’ironie légère si la marque l’autorise. La donnée guide, l’esthétique tranche. L’erreur courante consiste à confondre granularité et pertinence: trop d’embranchements nuisent à la qualité perçue et alourdissent la production. Un noyau dur, trois axes de variation, et un jeu d’ouvertures finales suffisent dans la majorité des cas.

Motion typographique et identité sonore

Le texte animé s’impose comme écriture essentielle. Il réduit la dépendance aux images stéréotypées tout en donnant un rythme mémorable par la musique.

Les plans serrés sur des mots choisis évitent les banques d’images interchangeables. Une typographie expressive, dosée, incarne une posture. La musique n’explique rien: elle propulse, souligne, respire. Les marques qui investissent dans une identité sonore sobre gagnent en reconnaissance sur des écrans muets ou en environnement bruyant. La synchronisation fine entre l’apparition d’un verbe et une ponctuation musicale crée ce micro‑frisson, discret mais décisif pour l’ancrage mémoriel. Le sous‑titres deviennent un élément de design, non un ajout tardif, et ouvrent la porte à l’accessibilité.

Interactivité maîtrisée: du micro‑jeu à la carte augmentée

L’interactivité ne vaut que par le sens. Un micro‑jeu, un filtre RA ou une carte dynamique gagnent s’ils rendent la promesse plus vivante, pas plus lourde.

Les essais récents montrent que les expériences légères – un questionnaire espiègle sur les résolutions collectives, une carte du monde qui s’illumine des projets concrets – déclenchent le partage sans effort. La réalité augmentée amuse si elle respecte l’environnement professionnel: déclinaisons sobres, absence de collecte intrusive, performances stables. Les pages légères l’emportent; un temps de chargement de plus de deux secondes rompt la magie. Les détails techniques deviennent éditoriaux: dimensions adaptées, couleurs à contraste suffisant, balises ARIA en place. Tout ce qui fluidifie la prise en main renforce le propos.

Comparaison condensée des formats et de leur logique d’usage:

Format Objectif central Contexte idéal Coût estimé Signal d’engagement
Vidéo courte (12–20 s) Impact et mémorisation Mobile, réseaux pros Moyen à élevé Visionnage complet, replays
Motion typographique Clarté du message Newsletters, intranet Faible à moyen Clics sur call‑to‑action
Audio‑snack (30–60 s) Proximité humaine Notes internes, podcasts Faible Taux d’écoute complet
Interactivité légère Participation Landing dédiée Moyen Partages, créations générées
RA / filtres sobres Effet “waouh” utile Événements, social Moyen à élevé Utilisations actives

L’IA générative dans les vœux: atouts réels et garde‑fous nécessaires

L’IA accélère la création et la personnalisation. Elle reste un amplificateur, pas une plume autonome: direction artistique, éthique et sécurité cadrent l’ensemble.

Les équipes qui l’emploient avec maîtrise la cantonnent aux tâches répétitives ou à l’exploration. Générer des variations de lignes de vœux, esquisser des storyboards, proposer des palettes visuelles: la machine suggère, l’humain tranche. Sur la personnalisation, la génération dynamique de bannières ou de vidéos s’appuie sur des attributs opérationnels et publics, non sur des signaux intimes. Un manifeste de transparence peut rappeler que les outils d’aide à la création ont été utilisés, sans alourdir le propos. Côté risques, l’homogénéisation stylistique guette; un cahier de style serré et un corpus d’exemples de marque limitent l’effet “déjà‑vu algorithmique”. Le pilotage créatif de l’IA devient une compétence à part entière.

Personnalisation de masse sans fausse note

La personnalisation gagne quand elle reste contextuelle et polie. Elle s’abstient de toute intrusion et privilégie les repères professionnels pertinents.

Les bons signaux: langue, fuseau horaire, secteur, produits utilisés, niveau de partenariat. Les mauvais: allusions privées, scraping social, déductions sensibles. L’écriture garde une distance courtoise. Les variations portent sur l’exemple, pas sur la promesse. La qualité de rendu ne descend jamais sous un seuil fixé: mieux vaut une variation générique élégante qu’un message hyper‑ciblé mais mal poli. Un moteur de règles simple, documenté, trace chaque décision de personnalisation pour audit ultérieur. Cette frugalité algorithmique rassure les directions juridiques, accélère les validations et évite l’écueil des surprises désagréables.

Éthique, empreinte et droit d’auteur

Le vœu responsable s’applique aussi à la production. Droits des œuvres, empreinte carbone et clarté des sources constituent la base d’un contrat de confiance.

La musique sous licence claire, l’iconographie respectueuse et l’absence d’appropriation de styles d’artistes identifiables installent une assise morale crédible. L’empreinte de rendu vidéo se calcule et se compense par des choix techniques: codecs modernes, diffusion allégée, hébergement à faible intensité carbone. Un paragraphe discret peut renvoyer vers la page de communication responsable, sans moraline. Ce soin se voit. Il colore la perception et renforce la cohérence de l’engagement affiché le reste de l’année.

Comment mesurer l’impact au‑delà du taux d’ouverture ?

L’attention se mesure mieux que la simple ouverture. Mémoire, conversation et effets sur la relation dessinent la vraie carte de valeur.

Le vœu n’est pas un coupon. L’obsession du clic appauvrit la lecture. Les indicateurs avancés portent sur la rémanence du message, la densité des signaux faibles et la capacité à réactiver une relation en dormance. Les équipes de mesure des campagnes construisent des batteries de KPIs qualitatives et quantitatives: mentions spontanées lors d’appels, taux de réponse contextuelle, part de nouvelles conversations ouvertes dans les quinze jours, invites à rendez‑vous, réactivations CRM silencieuses mais détectables. Un protocole post‑test court et élégant, administré à un échantillon de partenaires, éclaire la mémoire réelle. L’analytique conversationnel sur les réseaux professionnels complète le tableau.

Indicateurs clés pour piloter sans s’aveugler

Un tableau de bord utile tient en quelques métriques solides. Elles se lisent ensemble, pas isolément, et racontent une trajectoire.

  • Mémoire spontanée du message à J+7 et J+30.
  • Taux de conversations initiées ou réouvertes.
  • Part des partages organiques sur canaux pros.
  • Taux d’exposition réelle (lecture complète, son activé).
  • Signal de préférence de marque dans un mini‑tracking.
  • Coût par relation réactivée, pas seulement par clic.

Ces mesures déplacent le regard du métrique de confort vers l’indicateur d’effet. Quand la lecture complète progresse mais que les réponses stagnent, le ton est peut‑être trop lisse. Quand la conversation démarre mais meurt sans suite, le call‑to‑action déçoit. Croiser ces signaux oriente la réécriture annuelle. Un tableau de calibration aide les équipes à garder le cap.

Métrique Méthode Seuil santé Piège courant Action correctrice
Mémoire à J+7 Post‑test court > 35% Échantillon biaisé Renforcer l’élément distinctif
Conversations ouvertes Tag CRM > 8% Qualif trop large Affiner scénario de relance
Lecture complète Analytics vidéo > 50% Autoplay trompeur Optimiser rythme et durée
Partages organiques Social listening > 2% Incitation artificielle Ajouter valeur d’usage
Réactivation CRM Scoring > 4% Fenêtre trop courte Étaler relances contextuelles

Temporalité: quand et comment orchestrer la campagne de vœux ?

Le bon timing s’écarte du pic saturé. Une orchestration douce, étagée par publics et canaux, installe une présence polie plutôt qu’un tir de barrage.

Le calendrier idéal commence souvent avant l’ouragan du 1er janvier. Un pré‑signal en décembre amorce l’histoire; un message principal, clair et beau, atterrit dans la première quinzaine de janvier; une queue de comète, utile, clôt la séquence. En B2B lourd, décaler à la mi‑janvier augmente la lisibilité. En retail ou hospitalité, capitaliser sur la semaine entre fêtes garde une chaleur encore disponible. La logistique suit: production figée début décembre, tests multi‑écrans, distribution progressive par lots pour protéger la délivrabilité. La pression reste modeste, les rappels se veulent contextuels, jamais insistants.

Le calendrier intelligemment décalé

Entrer légèrement hors pic ouvre une fenêtre de respiration. La marque parle quand d’autres se taisent, avec une élégance remarquée.

Cette stratégie demande de la discipline: ne pas confondre décalage et hors‑sujet. La carte mentale collective du temps reste un socle; s’y adosser tout en se décalant d’une ou deux semaines suffit. Un geste utile – par exemple l’accès anticipé à un jeu de données, à une mini‑formation ou à un simulateur – prolonge l’attention au‑delà du vœu. Les secteurs n’obéissent pas aux mêmes saisons; une matrice simple aide à choisir.

Secteur Fenêtre optimale Canal maître Note de timing
B2B industriel Semaines 2–3 de janvier Email + LinkedIn Éviter la 1re semaine saturée
Tech / SaaS Fin déc. + semaine 2 In‑app + vidéo courte Activer clients dans le produit
Retail Entre fêtes Social + SMS Composer avec soldes locales
Services pros Semaine 3 de janvier Newsletter éditoriale Accrocher par un contenu utile
Éducation Début janvier Intranet + vidéo longue Aligner avec rentrée

Omnicanal frugal et fréquence maîtrisée

Un canal porte l’histoire, deux accompagnent, le reste écoute. La fréquence basse gagne: un message, un rappel de valeur, un signe de clôture.

Le centre de gravité peut être une landing élégante, pensée mobile‑first. Autour, des formats satellites renvoient sans insister. Les relances personnalisées ne dépassent pas une itération sauf si une interaction le justifie. Un calendrier de coordination aligne RP internes, réseaux professionnels, signature d’email, et annonces dans les produits digitaux. L’empreinte est lisible, polie, jamais bruyante.

Ton, langue et images: quels codes vont compter ?

La langue s’épure sans se vider. L’image s’allège, le texte respire, l’inclusion et l’accessibilité cessent d’être des annexes pour devenir la norme.

Le style qui s’installe parle net: verbes actifs, adjectifs précis, métaphores justes. La phrase courte cisèle l’accent; la phrase longue déroule la pensée. Les banques d’images cèdent la place aux portraits réels, flattés avec pudeur. Le sous‑titres ne sont pas une “option”: ils composent avec la typographie. Le contraste colorimétrique respecte l’œil fatigué de janvier. Une charte inclusive évite les angles morts: diversité présentée sans fanfare, accessibilité technique intégrée au design, localisation pensée, pas bricolée. Les promesses RSE inspirent des vœux sobres: moins d’effets gratuits, plus d’intentions concrètes.

Sobriété chaleureuse et lexique responsable

Le lexique utile remplace la grandiloquence. Les mots rares gardent leur rôle s’ils éclairent, non s’ils masquent.

Parler d’énergie, de temps et de soin plutôt que de “synergies” et de “leviers” pose un cadre humain. La sobriété ne s’oppose pas au panache: elle le rend audible. Les champs lexicaux de la réparation, du lien, du cap laissent un sillage plus durable que ceux de la conquête et de l’exploit. Une courte liste de mots bannis, partagée aux équipes, évite les tics d’entreprise. Les références culturelles visent l’universel discret, non l’effet clin d’œil de niche. L’orthographe, la ponctuation, la respiration des paragraphes comptent autant que les couleurs.

Inclusion, accessibilité et localisation

Accessible par défaut, localisé avec finesse: le vœu gagne en précision sans caricaturer les publics.

Capituler devant les contraintes techniques serait une faute. Sous‑titres, alternative textuelle, contraste, navigation clavier: ces fondamentaux portent la même ambition que l’esthétique. La localisation s’appuie sur des réécritures, pas sur des traductions littérales. Les tournures francophones d’Afrique, du Canada ou d’Europe méritent d’être respectées par des variantes pensées, au besoin déployées dans une option linguistique discrète. Les prénoms, les fêtes, les saisons ne se vivent pas partout de la même manière: cette attention délicate rejaillit sur la marque avec une force surprenante.

  • Contrastes WCAG AA minimum assurés sur fonds dynamiques.
  • Sous‑titres natifs et descriptifs audio pour la version longue.
  • Langue détectée côté serveur, option de changement visible.
  • Texte alternatif pour chaque visuel clé, rédigé, pas généré.
  • Rythme de lecture estimé et testé sur lecteurs d’écran.

Cas d’école et prototypes: ce qui fonctionne réellement

Les dispositifs qui durent combinent une idée simple, une exécution nette et une utilité concrète. Quand l’usage naît, la magie suit.

Les meilleures inspirations montrent la même sobriété: un atelier interne d’écriture capte des phrases vraies; un studio les assemble en motion typographique précis; une landing propose un geste utile. Cette utilité prend mille formes: un kit d’affiches modulables, une “boîte à merci” qui facilite la reconnaissance entre pairs, une API ouverte qui alimente un tableau de bord public. La créativité devient service. Ce renversement, discret, change tout: le destinataire repart avec quelque chose. Une preuve par l’usage, pas par l’emphase.

Rituel collectif: quand l’interne rayonne vers l’externe

Le vœu gagne quand il s’écrit au pluriel. La parole des équipes, cadrée et montée avec doigté, installe une sincérité difficile à imiter.

Le procédé tient en trois actes. Recueillir: une consigne précise, un temps court, un guide pour éviter l’intime et viser le commun. Écrire et dire: un accompagnement éditorial transforme la matière brute en phrases qui tiennent debout. Monter: un rythme qui laisse passer les respirations, une bande sonore discrète, une typographie qui porte la voix. Les risques existent: étalage, longueur, hétérogénéité de captation. Un kit léger – cadrage simple, lumière douce, micro correct – lisse sans aseptiser. À la fin, la marque apparaît comme un hôte généreux plus que comme un orateur autocentré.

Le vœu utile: micro‑services, dons activables, temps offert

Offrir un service plutôt qu’un slogan installe une relation d’un autre ordre. Un outil minuscule et bien pensé voyage mieux qu’une hyperbole.

Un calculateur de temps gagné par une bonne pratique partagée, une mini‑bibliothèque d’images libres liées à la cause soutenue, un chèque de temps – deux heures d’expertise pro bono activables par les partenaires – valent davantage que des vœux figuratifs. Le don devient activable, mesurable, incarné. Les retours s’additionnent sur plusieurs semaines. La marque, ici, n’est pas généreuse en coulisse: elle organise un dispositif qui facilite la générosité de chacun. Cette classe tranquille s’ancre, et rejaillit toute l’année.

Gouvernance, process et sécurité: comment industrialiser sans perdre l’âme ?

La répétition ne tue pas la magie si la fabrique respecte l’idée. Un design system des vœux, des rôles clairs et un budget bien réparti protègent la qualité.

L’industrialisation réussie ne standardise pas l’émotion; elle sécurise l’exécution. Un “playbook vœux” circule dès septembre: cap créatif, gabarits, grilles de variations, checklists d’accessibilité, procédures de tests et de secours. Le pilotage se cristallise autour d’un binôme: direction créative et responsable de la délivrabilité. Le juridique détient un chemin court de validation des droits, notamment musicaux. La sécurité vérifie chaque intégration, chasse les liens suspects, met à jour les certificats. Les plans B existent: version statique élégante si la vidéo ne charge pas, texte alternatif si l’animation peine. La rançon du succès se gère en amont: paliers de trafic, CDN propre, métriques de santé en temps réel.

Design system des vœux et bibliothèque d’éléments

Une bibliothèque vivante évite les redémarrages pénibles. Elle capitalise sur les acquis sans figer l’inspiration.

Polices, sets d’icônes, palettes, gabarits After Effects, presets audio, blocs HTML accessibles: tout est indexé, versionné, documenté. Chaque année enrichit l’arsenal. Les équipes piochent sans réinventer, gardent l’énergie pour la phrase qui change et l’idée qui avance. Une taxonomie simple – “cœur”, “variation”, “expérimental” – guide l’usage et protège la cohérence. L’outillage vit avec le temps: quand une mode s’épuise, elle glisse dans l’archive au lieu d’envahir la maquette.

Budget, droits et délivrabilité: les angles morts à anticiper

Le réalisme budgétaire nourrit la grâce créative. Les droits et la délivrabilité, eux, décident souvent de la réussite finale.

Répartir le budget sur l’axe qui compte: écriture, musique, étalonnage; économiser sur la surenchère technique inutile. Les droits musicaux s’anticipent par des licences claires et des alternatives libres élégantes en cas de blocage. La délivrabilité s’obtient en ménageant les volumes, en signant correctement les domaines, en surveillant les réputations d’IP. Un audit de lien total garantit l’absence de piège pour les SI des partenaires. Le texte de pré‑en‑tête travaille, la ligne d’objet respire, le preview vidéo ne pèse pas. La logistique, ici, n’est pas un après‑coup: elle sculpte l’expérience autant que le montage.

Étapes clés: de l’idée à la diffusion sans perte de qualité

Un chemin court, clair, protège l’intensité de l’idée. Cinq stations suffisent à livrer un vœu juste et puissant, sans bruit parasite.

Le parcours idéal ressemble à une course de relai bien réglée. Un brief serré fixe le cap, la cible et la promesse. Un sprint d’écriture accouche de la phrase‑pierre et des variantes. Un prototypage rapide éprouve le rythme et les contrastes. La production peaufine, puis la distribution orchestre. Chaque passage réduit l’entropie, oriente l’effort, sécurise l’échéance. Le risque se dilue, l’inspiration reste vive. Cette mécanique simple libère l’énergie pour l’essentiel: la rencontre avec le lecteur.

  • Brief éditorial: promesse, preuve, ton, publics, contraintes.
  • Écriture et maquette: phrase‑pierre, rythme, voix, plan.
  • Prototype multi‑écrans: tests contrastes, sous‑titres, latence.
  • Production craft: images, son, QA accessibilité et sécurité.
  • Orchestration: calendrier, ciblage, suivi, post‑test.

Pour accompagner ce flux, un tableau de pilotage épaule les équipes:

Étape Livrable clé Critère de qualité Risques Parade
Brief Note d’intention Promesse claire Flou d’objectif Validation croisée
Écriture Script et baseline Rythme maîtrisé Lyrisme creux Coupe éditoriale
Prototype Animatique Lisibilité Poids, latence Optimisations
Production Master vidéo/audio Sound design net Droits flous Licences validées
Orchestration Plan de diffusion Délivrabilité Pic saturé Décalage fin

Rédaction: images justes, métrique précise, clichés évités

Une bonne phrase de vœux tient comme un pas de danse: appui ferme, envol bref, atterrissage propre. Elle s’énonce, se voit et s’entend.

Les images efficaces quittent les ciels étoilés pour des scènes concrètes: mains qui réparent, regards qui coordonnent, outils qui s’alignent. La métrique compte: alternance de courtes saillies et de coulées calmes. Le cliché bureaucratique s’éteint si la phrase raconte un geste. Le texte gagne encore s’il porte une preuve discrète: un chiffre de progression, une réalisation collective. Un ancrage dans l’action à venir ferme la boucle. L’écriture, ici, n’est pas ornement: elle charpente la confiance.

  • Écarter les verbes vides: privilégier agir, relier, soigner.
  • Choisir une métaphore unique, claire, tenue jusqu’au bout.
  • Varier la longueur des phrases pour sculpter le souffle.
  • Clore par une action ouverte, pas par une formule convenue.

Des ressources internes peuvent soutenir la plume, à commencer par une base de références sur la stratégie éditoriale et un lexique vivant partagé aux équipes.

Conclusion: un rituel qui devient laboratoire de sincérité

Si le vœu n’est plus une formalité, c’est qu’il concentre l’essentiel: une idée claire, une émotion tenue, une utilité tangible. Ce petit objet, quand il est bien ciselé, en dit souvent davantage que des pages de manifeste.

Les prochains millésimes iront vers une créativité frugale, très écrite, volontiers sonore, toujours mesurée. L’IA s’y fera assistante zélée mais tenue en laisse, la responsabilité s’y lira dans les détails, la mesure quittera les conforts trompeurs pour les effets réels. Ce laboratoire, année après année, forge un langage commun entre marques et partenaires: moins de bruit, plus de sens. Et, dans le bruissement discret d’une typographie qui apparaît au bon tempo, se joue parfois la plus belle promesse: tenir parole une fois passée la fête.